Que vaut Cellulaire  de Stephen King sorti en 2006 ?

L’histoire de Cellular

Le dessinateur Clayton Riddell arrive à Boston pour vendre sa première bande dessinée. Le contrat est signé et il s’apprête à rentrer chez pour retrouver sa famille. Mais l’horreur commence. Un cri retentit et Clay aperçoit un homme visiblement déséquilibré se ruer sur un chien et lui arracher une oreille. plus loin de nombreuses autres personnes semblent avancer étrangement en attaquant les passants avec des couteaux de boucher. Et peu à peu l’enfer s’installe sur terre. Car le monde entier sera touché, tout le monde se transformant rapidement en zombie. L’élément déclencheur, plus tard appelée l’Impulsion, contamine tout un chacun via son téléphone portable: un appel mystérieux, la personne répond et se transforme en zombie. Clay réussit cependant à survivre et se regroupe deux autres rescapés afin de faire route ensemble et apprendre peu à peu à se protéger des zombies. Mais leur combat pour survivre devient de plus en plus difficile car les phonistes ou siphonnées, comme ils appellent les zombies, se regroupent en troupeaux et réussissent à communiquer entre eux par télépathie.

Mon avis sur le livre

Dès que l’on lit la dédicace on comprend tout de suite où Stephen King cherche à nous mener avec son roman horrifique Cellulaire paru en 2006. En effet celui-ci est dédicacé au cinéaste George A. Romero, le réalisateur de nombreux films cultes mettant en scène des morts-vivants, et à l’écrivain Richard Matheson, auteur notamment du mythique Je suis une légende (I Am a Legend, 1954). Et Stephen King va de même nous servir une histoire très sanguinolente et gore à souhait. Contrairement à son habitude qui consiste à mettre lentement les choses en place afin de faire venir doucement mais sûrement le suspense, ici, à l’instar d’un George A. Romero ou Richard Matheson, Stephen King ne perd pas de temps et l’horreur commence dès la seconde page. Le lecteur se rendra vite compte que Cellulaire s’avère rapidement être un excellent thriller horrifique et apocalyptique qui tourne (trop ?) rapidement au genre survival et qui tout en restant parfaitement classique dans son genre plaira énormément par son style et aussi par son humour noir (certains jeux de mots phonétiques autour des téléphones cellulaires passent hélas mal dans la traduction française).

Comme d’habitude chez Stephen King on constate également certains défauts dont notamment certaines longueurs inutiles (un peu comme dans chronique de Blaze ). Vers la milieu du roman il devient un peu plus difficile de s’accrocher et le final ne plaira guère à tout le monde. De plus certains n’y verront d’ailleurs qu’une réécriture peu réussie du célèbre roman de King qu’est Le Fléau (The Stand, 1978).

Par ce roman Stephen King à aussi cherché à s’engager contre une Amérique matérialiste en proie au chaos et dont la destruction ici provient justement de son quotidien et des symboles de consommation à première vue parfaitement anodins. On retrouve également certaines critiques contre la politique intérieure et internationale des Etats-Unis.

Sans être le meilleur de Stephen King, loin de là même, ce roman vaut cependant la peine d’être lu. En tout cas surtout et avant tout pour les amateurs d’horreur, les autres risquent de trouver cette lecture assez vaine.

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