
Livres de traders
Le livre : Das Kapital de Viken Berberian, qui a tiré profit de son expérience dans la finance pour écrire un livre décapant et quelque peu… prophétique.
Résumé : Wayne est un jeune trader qui vit à cent à l’heure. Peu scrupuleux et hyper-cupide, il envisage de se faire l’argent sur des grosses situations de crise… qu’il va provoquer lui-même, en engageant à son service un terroriste corse. Mais pendant que les bombes pètent un peu partout dans le monde, Wayne tombe amoureux, se désintéresse du fric et écrit des poèmes… Le trader monstrueux aurait-il retrouver son âme ? ou compris, du moins, que l’argent ne fait pas le bonheur.
Voir aussi : La théorie du donut – L’économie de demain en 7 principes , Kate Raworth ou Cityboy : les Confessions explosives d’un trader repenti de Geraint Anderson, un ancien trader qui s’est également appuyé sur son expérience dans le monde de la finance pour en faire une fiction.
Le livre : Moines des cités, de Wall Street aux quartiers nord de Marseille, de Henry Quinson, le spirituel
Le biz : Henry Quinson avait d’abord pensé suivre les traces de son père en intégrant le milieu de la finance. Au bout de quelques années, il quitte les salles de marché, pour intégrer celles… d’un monastère. Lire l’entretien avec Henry Quinson, l’ancien trader devenu moine
Livres du capital facile
A en juger par le succès récent des livres de Crésus – le banquier pourri qui balance sur le milieu la finance pourrie, de Geraint Anderson – l’ex-city boy reconverti en coolos humanitaire, et de Belfort – le « Loup de Wall Street » à la vie décadente, la littérature « d’affaires » semblent aujourd’hui (res)susciter autant d’intérêt auprès des éditeurs que des lecteurs. L’actualité a sans doute contribué à remettre en valeur sur les étals des librairies ce qu’on peut appeler la « biz-lit » (ainsi nommé sur le même principe que la chick-lit) mais la crise ambiante n’explique pas tout.
Sophie Vouteau, des éditions Max Milo (qui ont récemment publié Le Loup de Wall Street de Jordan Belfort), rappelle ainsi que « depuis toujours, l’argent, le sexe, la drogue fascinent les lecteurs ». En l’occurrence, ce sont là trois ingrédients que l’on retrouve généralement dans la biz-lit. Et qui attirent davantage, semble-t-il, la gente masculine : « la réussite, l’excentricité, les excès : il y a là quelque chose qui relève de la testostérone ». Mais pas seulement : plus accessibles qu’un cours d’économie, certains titres de biz-lit peuvent également être abordés comme des ouvrages de vulgarisation financière. Un tel nous raconte les ficelles de la bourse, un autre les coulisses de la publicité, cet autre encore celles de la banque : et nous voilà prêt à investir ou à déjouer les pièges de méchants requins…










